Les vertus des plantations urbaines selon la méthode Miyawaki sont bien connues. Grâce à sa capacité à faire naître des forêts sur des sols dégradés ou transformés par l’homme, elle constitue un levier puissant pour végétaliser nos villes et les rendre plus écologiques.
Mais l’implantation des mini-forêts n’a pas que des vertus en matière végétale car elles constituent avec le temps de véritables refuges pour la faune locale et en particulier pour les oiseaux. Petit tour d’horizon.
Les arbres fournissent un habitat faunistique qui aide à conserver la biodiversité dans les zones urbaines. Plus il y a d’arbres dans une zone, plus il y a d’oiseaux et d’autres animaux. En effet une étude de l’université de Wageningue, rapporté par National géographic, a démontré que sur 11 micro-forêts étudiées 636 espèces d’animaux ont été observés en leurs seins.
Les essences d’arbres locales doivent être sélectionnées afin d’attirer la faune locale comme l’explique la ligue de protection des oiseaux (LPO). Les plantations collaboratives s’inscrivent dans ce schéma puisque, seule, des essences locales sont plantées. Celles-ci sont donc adaptées au climat environnant et à la faune locale.
La plantation de feuillus indigènes va attirer les oiseaux et leurs permettre de s’y installer et ainsi faciliter la création de nids pour leurs reproductions. Les érables champêtres, chênes, hêtres, châtaigniers, merisiers, charmes, poiriers sauvages… sont tout indiqués et vont constituer un véritable refuge. Prenons l’exemple du parc des Chanteraines à Gennevilliers véritable « refuge LPO » dans lequel nous retrouvons une centaine d’espèces oiseaux.
Les mini-forêts réalisées par Coup de Pousses jouent un rôle important pour la biodiversité en ville. Prenons comme exemple la plantation de 6000 arbres dans la commune de Corbie dans la Somme. De nombreuse essences locales ont été plantés : chêne pédonculé, hêtre, frênes, charme, poirier et pommier sauvage, groseillier, fusain… elles ont toutes l’avantage de fournir la nourriture nécessaire à leurs maintient. Les baies et graines de ces arbres et arbustes vont être la source première de nourriture de ces oiseaux qui vont reprendre possession d’un territoire auparavant plutôt hostile. Par la suite la mini-forêt verra le développementde petits insectes : vers, mouche, chenille, papillon… puis de petits mammifères.
Si vous souhaitez être accompagné sur un projet de plantation collaborative, n’hésitez pas à nous contacter, nous serions heureux d’échanger avec vous !
La méthode Miyawaki ne permet donc pas seulement de redonner du bien être aux hommes, de lutter contre le changement climatique et d’améliorer la qualité de l’air. Elle permet de recréer ou de contribuer au développement d’écosystème à des échelles restreintes mais nécessaire qui peuvent contribuer à créer une continuité écologique. Rendre sa place à la nature n’est-elle pas nécessaire ?
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Article écrit par Thibaud Tangre pour Coup de pousses
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